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jeudi 22 avril 2010

Call TV: télé-réalité nouveau genre



Vendredi, 23h30. Au programme: Des Kiwis et des hommes à Radio-Canada. Un film déjà vu trois fois à TVA. Des reprises des Moquettes Coquettes à Télé-Québec. Heureusement, V nous offre une contre-programmation hors de l'ordinaire: Call TV.

Au diable Occupation Double ou Big Brother: Call TV est l'ultime télé-réalité. Une improvisation comparée sur le thème «Textez-nous pour participer à notre télé-tombola». Nombre de joueuse: une animatrice ingénue sans expérience dans l'animation en direct. Durée: deux heures. Deux animatrices: Leïla, la blonde nerveuse à l'os, comme le rappelle son rire à la Peter Griffin. De l'autre, Sunny-Stella, l'énigmatique femme fatale échappée d'un film noir.

Six soirs sur sept — ça serait bien le comble si Call TV se mettait en travers de Bleu Nuit —, Leïla ou Sunny-Stella nous accueillent avec un bien senti «Alors bonsoir...Bienvenue à Call TV, où divertir est notre plaisir». Sur fond de musak techno tonitruante et d'effets sonores cheaps, elles nous proposent de remporter des prix en argent moyennant la résolution d'énigmes à la facilité déconcertante... et l'envoi d'un texto qui vous sera facturé un dollar.

Le piège? Il est commun pour les producteurs de ne prendre aucun appel pendant des dizaines de minutes, voire une heure au grand complet, question d'engranger plus d'argent. S'ensuit le triste spectacle d'une animatrice qui meuble ce silence gênant par l'un des moyens suivants: parler pour ne rien dire, déparler, bafouiller, faire la baboune, séduire le spectateur, rire nerveusement, faire semblant de péter des coches. Parfois tout en même temps.

Perles et moment d'anthologie s'ensuivent. «Si vous vous dites que vous n'êtes pas chanceux, vous avez moins de chance.» «Pour vous aidez, écrivez la réponse sur votre divan.» «Au printemps, y'a beaucoup de pays que ça vaut vraiment la peine d'aller visiter, on a l'Europe, c'est vraiment super beau l'Europe en ce moment (...) les fleurs sont en fleurs.» «Si vous dormez, vous ne pouvez pas participer.» «Je vais vous dire une petite joke avec ça, j'ai le goût de la dire, mais c'est une joke plate. Quelle auto est la plus... que les vaches ont le plus peur, dans le fond? Une Volvo

De ces citations, les fans finis de l'émission en raffolent, au point de s'imposer deux heures de torture audiovisuelle, tournée en un lent plan-séquence. Pour le plaisir de voir en direct des fails de proportion épique qui ne manque pas de se produire, récompense suprême pour le brave téléspectateur rivé à son écran depuis les premières secondes de l'émission. Pour le plaisir de pouvoir en discuter sur Twitter avec une bande de fous qui commente en direct — oui, ça existe. Pour le plaisir de cette mise en abîme où Evelyne Audet twitte le lendemain qu'elle «est tellement contente d'être de l'autre côté de l'écran pour regarder Call TV» tout en retweetant les pires moments de la veille.

L'effet visuel d'un incendie qui surgit de l'écran lorsqu'il y a gros lot nous ramène toutefois à une triste réalité. Il ne brûle pas seulement les faux billets de 100$ que tiennent les animatrices, mais aussi leurs carrières. Comme dans le monde de la télé-réalité, Call TV amène une célébrité éphémère et stigmatise ses participants. Pour le plaisir de celui qui regarde.

dimanche 5 juillet 2009

Cochonnerie du jour

Je croyais que c'était impossible de faire du sous-Nuance.

C'était avant que je tombe sur ce vidéoclip.

Trois mots: A. Yo. Ye.

jeudi 2 juillet 2009

Une toute nouvelle technologie révolutionnaire...

Je dédie ce billet à ceux qui viendrait de sortir d'une caverne après un séjour de 80 ans. Voici un documentaire sur une invention des plus fascinantes, la télévision.



La semaine prochaine, on vous explique ce qu'est l'Internet.

vendredi 12 juin 2009

Question télévisuelle du jour

Je me demande s'il existe des gens qui écoutent, le plus sérieusement du monde, les reprises d'Entre Chien et Loup diffusé à Prise 2 à 4h30 du matin?

À moins que le public ciblé est le même qui regarderait Saga?

jeudi 11 juin 2009

Vive le Bétamax!

Trente ans avant les enregistreurs vidéo numérique, il y avait... le système Bétamax!

Au diable les enregistreurs et les graveurs DVD, c'est ça que je veux pour ma fête! :-P

vendredi 28 novembre 2008

«Roules-toi par terre...»

Dans la séries «Méchant flashback!», cette publicité dont vous vous rappelez sûrement si vous avez plus de 30 ans:




Quand j'étais enfant, la vieille dame me faisait peur.... et vous?

samedi 22 novembre 2008

Ici Radio-Québec

Tous les enfants de ma génération ont ceci de leurs enfances en commun: chaque soir de semaine vers 17h ou 18h, la télévision familiale était au canal 17, question de regarder Passe-Partout.

Je ne suis certes pas le seul enfant dont l'enfance à été marqué par Passe-Partout, Passe-Montagne et Passe-Carreau. Mais là où tout devient tordu, c'est qu'un autre personnage associé à cette série m'a tout autant marqué.

Prunelle? Grand-papa Bi? Doualé?

Non, Véronique Béliveau.

Oui, oui, la Véronique Béliveau, l'ancienne chanteuse des années 1980.

Il faut se rappeler qu'à l'époque, Radio-Québec semblait avoir encore quelques moyens, et produisait des courts métrages où Véronique Béliveau chantait le jingle de la station. Court métrage diffusé avant ou après Passe-Partout.

Vous aller probablement me trouver cinglé, mais si jamais un jour je me mets en tête de réécouter Passe-Partout, l'expérience ne serait pas totale sans faire jouer le jingle de Radio-Québec de l'époque.

Heureusement, nous sommes à l'ère YouTube, et des âmes charitables — ou des gens aussi craque-potes que je puisse être, c'est selon — ont mis en ligne ces courts métrages fort recherchés.

Cette première version est, pour citer un commentaire dans YouTube, un espèce de croisement improbable entre Flashdance et les Ice Capades sur l'acide. Je me rappelais qu'il y avait eu un court métrage se déroulant sur une patinoire, mais je ne me souvenais pas que ça faisait autant années 80:



Je ne me rappelle pas beaucoup de cette seconde version, toujours aussi 1980.



On peu entendre à 1:15 une cloche à vache s'ajouter à l'ensemble, ce qui est une preuve que Bruce Dickinson a collaboré à cette chanson.

Avez-vous compris le message de ces courts métrages? Regarder Radio-Québec, c'est le fun!

mardi 26 août 2008

Mémo à Patrick Lagacé

Dans votre dernier blogue à propos de Serge Laprade, vous avez utilisé un vidéo de Serge Laprade chantant dans les années 60. Mauvais choix. Vous auriez prendre cette opportunité afin de faire découvrir au reste du Québec un classique de la culture québécoise:

jeudi 14 août 2008

Carnet olympique (2)

En date du 14 août à 2:00am, les pays suivants ont plus de médailles que le Canada: le Vietnam, Taïwan, l'Algérie, l'Arménie, la Biélorussie, la Corée du Nord, la Thaïlande, la Mongolie, le Zimbabwe, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan et le Kirghizistan. Sans oublier le Togo.

(Définition du Togo selon Wikipédia: «Le Togo est un pays d’Afrique de l'Ouest ayant des frontières communes avec le Bénin à l’est, le Burkina Faso au nord, et le Ghana à l’ouest. Sa façade sud est ouverte sur le golfe du Bénin. La population est estimée en 2006 à environ 5,4 millions d’habitants pour une densité de 95 hab/km². Le Togo est l’un des plus petits États africains avec 56 785 km², s’étirant sur 550 km du nord au sud avec une largeur n’excédant pas 130 km. Cette faible superficie n’empêche pas le Togo d’être reconnu pour la grande diversité de ses paysages (une côte de sable fin bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord).»)

Ouch.

S'en est même rendu que pour remonter le morale des troupes, une victoire du Canada en baseball (contre la Chine!) et au softball (contre les Pays-Bas!) sont relatés comme des exploits épiques.

Quand un pays aussi développé en est rendu à célébrer des victoires contre des figurants, c'est que l'organisation du sport d'élite est déficiente. Et les politiciens, les journalistes, les élites, le citoyen moyen chantent le même refrain en choeur: il-faut-financer-davantage-le-système-et-restructurer-le-système.

Il me semble avoir entendu ça par le passé. Après les olympiques de Séoul, Barcelone, Atlanta, Sydney et Athènes. Depuis 20 ans, quoi.

Si le Canada remporte quelques médailles, le pays va souffler en se disant que l'honneur est sauf... et rien ne changera. Et c'est pourquoi j'en vient à souhaiter que le Canada ne rapporte aucune médaille lors de ses Jeux.

Ça serait cruel pour les athlètes? Certes, mais que le Canada ne ramène aucun médaille traumatiserait à un point tel le pays qu'une révolution du système d'encadrement des athlètes olympiques serait inévitable.

* * *

Michael Phelps. Que dire de plus?

En principe, un athlète qui présente autant de confiance (d'arrogance?), Américain de surcroît, devrait attirer les moqueries. «Il garantie huit médailles d'or? Mais pour qui il se prend, ce p'tit baveux?»

Non seulement il est parvenu à remporter cinq médailles, mais il a battu par le fait même cinq records du monde - tout ça grâce aux nouveaux et controversés maillots de bain aérodynamiques conçus par Speedo – et rallié à sa cause autant des fans-de-natation-aux-quatre-ans que des cyniques désabusés par les multiples scandales de dopage.

Ce satané maillot explique peut-être pourquoi Phelps est populaire, même parmi les plus sceptiques: tel Superman son uniforme explique sa domination... et non pas une consommation effréné de produit dopant qui transformerait un obèse en Monsieur Muscle.

À vrai dire, si ça se trouve, c'est sans doute une des raisons pour laquelle ce maillot à été approuvé: il permet de croire à nouveau, du moins un tout petit peu, à la magie de la performance humaine.

(Personnellement, vous savez ce qui me permet de croire à la magie de la natation? Le fait que les participants plongent à l'eau sans se mouiller au préalable. Comment y font, bonté divine?)

* * *

Au programme il y a deux jours: de la natation, du plongeon synchronisé, du canoë, de la voile ainsi que du vélo féminin sur route sous la pluie.

C'est bien pour dire, on ne s'en sort pas. Dans la télé comme à l'extérieur, y'a de l'eau partout.

dimanche 10 août 2008

Carnet olympique (1)

Note aux diffuseurs: J'aime bien la gymnastique, mais je n'aime pas revoir pour la 6ème fois le même condensé des épreuve de gymnastique. Et je suis persuadé que je ne suis pas le seul.

Pourquoi ne pas diffuser des sports moins populaires, ne serait-ce que pour boucher des trous? J'ai accès à 10 réseaux diffuseurs les Jeux (Radio-Canada, CBC, TSN, RDS, Bold, NBC, MSNBC, CNBC et RFO) et, hormis Bold qui diffuse des sports n'ayant aucun potentiel de cote d'écoutes - du dressage et de la voile! - ce sont pourtant toutes les mêmes épreuves qui y sont diffusés. à toutes les chaînes. Où sont donc les épreuves de tir? Les épreuves d'escrimes? Les matchs de badminton?

Oui, je sais, les Jeux coûtent chers aujourd'hui, et il faut rentabiliser en diffusant avec des sports populaires - ce qui veut dire logiquement une avalanche d'émission consacré à la gymnastique, la natation, le tennis et l'athlétisme. J'ai quand même une demande spéciale: est-ce que ça serait quand même possible de voir des combats d'escrimeurs dans son entièreté une fois aux quatre ans, s'il vous plaît? il me semble que se ne soit pas trop demandés... non? Oui?

* * *

C'est très rare que je louange Bell, alors retenez bien ce prochain commentaire.

Bell, cette compagnie qui vous offre un excellent service - les téléphonistes le dise à chaque introduction d'appel, alors ça doit être vrai... nah! - Bell, donc, a décidé de remiser Jim et Bertrand dans le garde-robe.

Bravo. Les deux castors étaient la quintessence de la mentalité Bell: on vous vend de la schnoutte en vous prenant pour des épais.

C'est un bon début. Prochaine étape: cesser un donner un service proche du zéro.... oh, mais est-ce la musique de «Mission: Impossible» que j'entends au loin? ;-)

* * *

On dirait que les 11 partantes de l'équipe de soccer féminin de la Corée du Nord ont tous été clonés à partir de cellules de Françoise David.

Croyez-moi, ça fait peur.

* * *

Une question, comme ça: est-ce possible d'avoir tous les numéros de téléphone des joueueses de volleyball de plage? Il doit bien en avoir une dans le lot qui est célibataire et qui soit intéressé par un bloggeur... :-P

lundi 10 septembre 2007

Britney Spears

La chaîne américaine MTV tient à chaque année les Videos Music Awards — VMA pour les intimes.

L'édition 2007 était l'édition des grandes attentes car elle marquait le retour sur scène de Britney Spears après une absence de trois ans — une absence de la scène musicale, s'entend: parce qu'elle n'a jamais quitté les pages des tabloïds, et ce pour toutes sortes de mauvaises raisons.

Lorsqu'un artiste maudit a une chance en or de faire enfin parler de lui pour toutes les bonnes raisons du monde, on devrait s'attendre à ce que l'artiste s'investisse à fond afin de trouver une forme de rédemption.

Pas Britney Spears.

Voici ce que rapportait la chaîne de télé australienne Nine Network:

Perhaps a night out on the sauce was to blame.

Spears reportedly prepared for her return to the stage by nightclubbing until dawn today with fellow party animals P Diddy and Paris Hilton.

Spears accompanied rapper Diddy to several parties in Las Vegas in a slinky strap dress.

After hanging out with Hilton and 50 Cent, Spears and Diddy were reportedly still drinking cocktails at Jet nightclub until 3am.

And despite being scheduled to perform in less than 12 hours, Spears reportedly headed back to Diddy's hotel suite after her booze-fest, sucking a lollipop and with a friend in tow.


Virer une brosse quelques heures avant la performance de sa vie démontre un flagrant manque de maturité, si vous voulez mon avis. Dommage, car je souhaitais sincèrement que cette prestation soit un succès. Non pas parce que je sois un fan inconditionnel de Britney, mais je dois avouer que j'ai beaucoup de respect pour les artistes qui, après avoir connu le succès, touche le fond du baril avant de revenir plus fort. Et c'est tout le bien que je souhaitais à Britney Spears.

Mais voyez plutôt ce qu'était dans les faits cette prestation tant attendue: une approximative prestation en playback interprété par une Britney molle, sans énergie et sans tonus. Elle devait pourtant défendre une chanson qui, dans quelques semaines, va remplir les planchers de dance:



Comme le mentionne l'Agence France-Presse, la presse américaine a été unanime à démolir cette performance. Avec raison, d'ailleurs.

vendredi 7 septembre 2007

Keith Olbermann

Si vous regardez la chaîne d'information continu MSNBC, vous connaissez certainement Keith Olbermann.

Animateur du bulletin sportif de ESPN dans les années 90 et chercheur émérite dans le monde du baseball, il quitte le réseau au début des années 2000, effectue divers boulots de journalisme avant de se faire offrir, en pleine opération militaire en Irak, l'animation d'une émission d'information, Countdown, sur les ondes de MSNBC. Rapidement, l'émission s'impose comme une tribune démocrate qui fait contrepoids aux délires cosmiques républicains du commentateur Bill O'Reilly, son concurrent direct à la même heure sur Fox News.

Olbermann est également un tribun hors du commun, dont les commentaires sont d'une justesse tranchante. Mardi dernier, il commentait avec son aplomb habituel la visite du président Bush en Afghanistan ainsi que la parution d'une première biographie portant sur les deux mandats du président:



Si ce n'est pas déjà fait et que vous êtes en mesure de le faire, je vous recommende donc de vous abonner à MSNBC, ce serait-ce que pour regarder Countdown with Keith Olbermann tous les soirs de semaine à 20h. Si ce n'est pas déjà fait, cette émission va vous réconcillier avec les États-Unis. Parce que les États-Unis n'est pas que le pays de Dick Cheney, Karl Rove ou de l'American Entreprise Institute; c'est aussi celui de Howard Zinn, de Noam Chomsky, de John Stewart, de Stephen Colbert. Et de Keith Olbermann.

mercredi 5 septembre 2007

De ABBA à Zappa

Voici une sympathique publicité pour l'hebdomadaire britannique The Observer. Saurez-vous reconnaître tous les artistes mentionnés?

mercredi 29 août 2007

Pas étonnant que Steinberg ait fait faillite...

Je viens de couronner un nouveau champion dans la catégorie vieille pub québécoise plate, et j'ai nommé cette publicité de Steinberg du milieu des années 80.

Je ne sais pas si c'est voulu de la part de l'usager de YouTube qui a mis le vidéo en ligne, mais cette publicité est précédé d'une animation qui annonce une pause publicitaire dans le film L'Inévitable Catastrophe. Ça tombe bien, l'inévitable catastrophe me semble être l'expression juste pour décrire cette publicité.

Ce court métrange semble être un truc conceptuel mettant en vedette un vice-président de Steinberg, Louise-Josée Mondou dans un pull très eighties ainsi que Guy Mongrain dans sa période moustache-et-lunette-géante. Durant ces trois minutes qui paraissent en durer trente, il ne passe absolument rien, sinon que tout le monde sur le plateau parle avec un manque de naturel que l'on retrouve uniquement dans les pires troupes de théâtre amateur.

Je crois comprendre que c'est soit une publicité d'avant-garde qui sera considéré comme génial dans cinquante ans, ou soit le plus mauvais concept publicitaire jamais vu à la télé. Voyez par vous-même:



Si ça ce trouve, l'image de la compagnie a été terni à jamais par ce désastre, ce qui explique la spectaculaire faillite de l'épicier.

Il y a toutefois une bonne nouvelle: à l'image de tout concept publicitaire quelque peu tarte des années 80, Rock et Belles Oreilles s'est chargé d'en produire un pastiche décapant.

samedi 25 août 2007

Le mystère du gars en vert

Le secret du bonheur est qu'il faut voir des points positifs dans tout dans la vie. Y compris lorsqu'il fait 30 degrés, que l'humidité est à couper au couteau et que nous sommes l'heureux non-propriétaire d'un climatiseur.

Cette température acablante qui empêche de dormir la nuit nous contraint à des activités qui, autrement, sont plutôt inusités. Comme par exemple, se mettre la tête dans le congélateur durant une minute. Ou écouter la télé en plein milieu de la nuit.

Il se trouve qu'en cet ère de progrès, il est possible de regarder la télévision en plein milieu de la nuit et de trouver quelque chose de bon à visionner — à condition d'avoir le câble, bien entendu, à moins d'aimer les infopublicités de Stair Flex Master Power Plus 3000, ou celle des lignes érotiques dans lesquelles la débileté avec laquelle on prend le spectateur est aussi profonde que le décolleté des mademoiselles.

C'est ainsi qu'en regardant MuchMoreRetro dans les petites heures du matin, je suis tombé sur le clip de l'excellente chanson One More Colour, enregistrée en 1986 par la chanteuse canadienne Jane Siberry. C'est la preuve par mille que même dans les années 80, il était possible de réaliser des clips au propos opaque et psychédélique.



La raison pour laquelle je poste ce vidéo est que je suis en train de me demander si le gars avec le chandail vert ne serait pas, par hasard, Jim Carrey — sautez directement à 2:41 dans le vidéoclip pour mieux voir.

J'ai besoin de votre opinion. Quitte à ce que vous me disiez que je devrais consulter un meilleur optométriste.

samedi 28 juillet 2007

La pire entrevue télé de tous les temps

Vous êtes complexé parce que la télévision vous a interviewé et que vous ne vous trouviez pas articulé?

Ça aurait pu être pire: vous auriez pu être Merry Miller.

Cette ancienne Miss Dallas de 37 ans est une des directrices de The Learning Annex, la plus grande compagnie d'éducation des adultes aux États-Unis. Elle semble également nourrir des ambitions de carrière dans le milieu de la télévision, puisqu'elle a accepté un poste d'animatrice pour le compte de ABC.

Il semble toutefois que ses patrons l'aient embauché uniquement pour son joli minois, et uniquement pour cette raison. Parce que quand elle ouvre la bouche, c'est le désastre, comme le prouve cette surréaliste entrevue avec Holly Hunter à l'occasion de la première de la série Saving Grace.

Il n'est pas nécéssaire d'être un étudiant en journalisme pour se rendre compte du nombre d'erreurs techniques épouvantables que commet madame Miller. Elle ne semble pas avoir fait de recherche préalablement à son entrevue, regarde la mauvaise caméra, ne sait pas comment enchaîner ses questions avec les réponses de Holly Hunter, hésite entre les questions et semble s'accrocher dans les voyelles des mots. Comme si cela n'était pas assez, elle donne la mauvaise date de la première de l'émission alors qu'il est écrit en Arial 16 Gras à l'écran, et elle conclut cette entrevue en invitant les gens à visiter le site Web de NBC — or, je vous le rappellle, madame Miller travaille à ABC.

Non, ce n'est pas un vidéo humoristique, même si le vidéo est si déjanté que l'on peut être porter à croire que cela est le coup d'un groupe d'humoriste.

Notons qu'en moins de temps qu'il en faut pour dire "YouTube", cette entrevue est devenu le vidéo de l'heure aux États-Unis. Par le fait même, madame Miller devient la nouvelle récipiendaire de quinze minutes de gloire.

lundi 16 juillet 2007

Avez-vous déjà vu "Avez-vous déjà vu?"?

Hier soir, un ami qui m'a fait découvrir l'émission "Avez-vous déjà vu..?", une série de capsules humoristiques d'une quarantaine de secondes diffusé depuis 2006 sur les ondes de la station française M6.

Le déroulement est toujours le même: après l'ouverture, Alain Chabat nous demande "Avez-vous déjà vu..." suivi d'une prémise absurde: ça peut être un crime pas parfait du tout, des maisons qui jouent à qui crache le plus loin ou du papier de toilette invité chez ses futurs beaux-parents. S'ensuit un clip d'animation hilarant d'une trentaine de secondes, suivi de la voix d'Alain Chabat qui ajoute en conclusion "Maintenant, oui."

Cette série met parfois en scène des personnages récurrents, dont la Fée Fagot, une fée qui donne la vie aux objets en bois. On peut la voir le jour où elle a oublié ses lunettes ou qu'elle est entrée dans un magasin de meubles.

Après le visionnement de deux ou trois capsules, j'ai immédiatement adoré cet univers à la fois absurde et intelligent qui rappelle les Deux Minutes du Peuple de François Pérusse. Heureusement, il y a plus de 150 capsules qui ont été produites et elles sont presque toutes disponibles sur YouTube ou DailyMotion, ce qui veut dire que des heures de plaisir attendent le nouveau fan que je suis devenu.

vendredi 6 juillet 2007

Un mot sur le Live Earth

Le Live Earth a un avantage: sur les chaînes conventionelles, il permet de voir des prestations uniques d'artistes plutôt que des infopubs.

Pour le reste, est-ce que je suis le seul à trouver tordu à ce que l'on tienne un concert pour culpabiliser la population à propos de l'environnement alors que les pouvoirs publics laissent les industries et les usines des quatre coins de monde transformer la Terre en soue à cochons? Dernier exemple en lice: en Chine, la pollution fait 750,000 morts par année et les pouvoirs publics ne semblent vouloir rien faire pour faire respecter l'environnement. Pas un seul état occidental n'ose toutefois lever le petit doigt pour sanctionner le bilan environnemental de la Chine.

Le problème de l'environnement n'est pas dû au manque de volonté de la population mais à l'absence de volonté de la part des politiciens au pouvoir. Monsieur Gore, est-ce que c'est possible de séquestrer tous les politiciens influents de la Terre durant 24 heures et de bien leur laver le cerveau? Il me semble que ça serait plus efficace qu'un grand Woodstock environnemental... non?

vendredi 15 juin 2007

Thank you, Mr. Barker



Après 35 ans au commande de The Price Is Right, Bob Barker prend sa retraite. C'est aujourd'hui même qu'à été diffusé la dernière émission originale dont il était l'animateur. L'évènement est si important dans le millieu télévisuel que CBS a, fait inhabituel, rediffusé l'émission à heure de grande écoute, vendredi à 20h.

Cette nouvelle me fait un peu de peine, tout de même. Car si j'avais à résumer mon enfance en trois icônes, ça serait Passe-Partout, Mr. Rogers et Bob Barker.

Je ne me rappelle pas de la première fois où j'ai regardé cette émission, mais je me rappelle avoir été marqué par les couleurs écarlates très seventies des décors, par ce public constitué de vieilles madames tout droit sorti d'un roman de Michel Tremblay, de personnes âgées et de militaires américains en uniforme, par le jeu Plinko mais surtout par le charisme de ce vieux monsieur aux cheveux gris et avec un micro à fil paléolithique — car j'avais beau avoir la couche aux fesses, mais je trouvais étrange que ce vieux monsieur trimballe un micro à fil pour se faire entendre, alors que Passe-Partout, elle, n'en avait pas de besoin.

Dès que l'horloge indiquait 11h, je tournais la télévision au 3, pour regarder The Price Is Right — mes parents n'avaient pas le câble à cette époque, mais notre maison était suffisement proche de la frontière américaine pour que nous puissions capter avec une antenne WCAX, la station de Plattsburg (NY)/Burlington (VT) affiliée au réseau CBS. J'ai toujours supçonné mes parents de m'avoir laissé regarder cette émission sous prétexte que c'était un bon moyen pour moi d'apprendre l'anglais. Si cela est le cas, cela aura fonctionné, car les expressions The Actual Retail Price Is..., Come On Doooooooooooown! ainsi que A New Car! avaient droit de cité dans mon vocabulaire enfantin.

Plus vieux, je savais que si j'étais malade ou en congé scolaire, Bob Barker, avec sa classe et son côté kitch assumé, était là pour égayer la matinée. Il était, en quelque sorte, l'équivalent télévisuel du comfort food. Mais, après des années, autant par obligation personnelle que professionnelle, j'avais délaissé l'émission. Puis, sachant que Barker allait quitter l'émission, j'ai regardé de nouveau cette légendaire émission cette semaine.

Or, rien, mais là absolument rien, n'avait changé depuis le début des années quatre-vingt, si ce n'est que le montant des prix ajusté à l'inflation et les Barker Beauties. Il y avait encore les grosses madames, les retraités, les militaires, la présentation clinquante et kitch directement inspirés des années soixante-dix... et Bob Barker, qui n'a pas pris une seule ride depuis toutes ces années, avec, toujours en main, son légendaire micro. En fait, il ne manquait que Johnny Olson et Rod Roddey — l'annonceur aux grosses lunettes et aux habits taillés à partir de restant de rideaux fleuris de tante Hortence — pour que le portrait soit tel qu'il était il y a vingt-cinq ans.

Regarder cette émission ce soir était particulier, car c'était une page de mon enfance qui était tourné pour de bon.

L'émission sera toujours en ondes l'an prochain avec à sa tête un nouvel animateur. On pourra toujours remplacer Bob Barker, mais on ne pourra jamais lui succéder.

Thank you for everything, Mr. Barker.

dimanche 3 juin 2007

Cinq ou six (autres) vérités à propos de la vie

1. Parfois, aller chez le chiro ou se faire écraser par un lutteur sumo de 400 livres fait le même effet... mais c'est tellement libérateur que l'on en redemande.

2. Les plus observateurs d'entre vous ont remarqué que j'ai installé StatCounter dans mon blogue, ce qui me donne accès aux requêtes qui ont mené les internautes sur cette page. Or, parmi celles-ci figurent déjà des pièces d'anthologies telles que "bande sonore erotique" (sic), "combats catfights" (re-sic) et "jumelle quebecoise dans playboy" (re-re-sic). Coudonc, y'as-tu des messages subliminaux dans mes blogues et je ne saurai même pas?

3. Le Playboy Channel diffuse "Playboy's Girls Of...", et l'émission de ce samedi est décrite comme suit dans le TvHebdo: "Les femmes les plus sexy de Wal-Mart laissent tomber leur uniforme pour dévoiler leurs atouts." Or, s'il y a bien trois affaires que tout être humain normal ne veux pas voir de son vivant, c'est un disque-hommage aux Beatles chanté par Evan Johanness, la résurrection de Pierre Elliot Trudeau ou les femmes du Wal-Mart tout nu.

4. FaceBook devrait être considéré comme une drogue dure. Depuis que la frénésie FaceBook semble avoir atteint l'élite journalistique montréalaise, qui depuis en parle à satiété sur nos ondes, il me semble que tout le monde et sa mère se dote d'un profil FaceBook. Ce qui fait que, un, je suis en train de passer des heures et des heures sur FaceBook afin de retracer des gens dont je n'avais plus de nouvelles; et de deux, de trouver des détails sur la vie privée de plein de monde haïssables. Concrètement, j'ai même trouvé le profil de Justin Trudeau... avant de formater mon disque dur et de réinstalller Mac OS X afin de m'assurer qu'il ne contienne plus aucune trace de cette comprometante visite.

5. La recherche pour un emploi va bon train. J'ai beaucoup d'entrevues cette semaine, dont une lundi qui, selon mon interlocuteur à l'autre bout de la ligne, va durer au moins 2h30. 2h30 pour une entrevue!? Il y a bien des test à passer, mais je ne peux m'expliquer comment on peut faire durer une entrevue durant 2h30. Je vous reviens là-dessus avec plus de détails.

PS: Mon voyage à New York s'est très bien déroulé, mais je crois en avoir déjà parlé brièvement ici. J'en parlerai plus en détails sous peu, car je suis incapable d'écrire de longues missives sans être confortablement installé dans une chaise de mon café préféré.